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FRANÇOIS TURQUOT, L'ACADIEN ET CATHERINE DOUARON

Nous avons maintenant la certitude que François Turquot, notre ancêtre venu d'Acadie dans l'hiver 1755-1756, était originaire de St-Pierre de Doix, en Vendée et non en Anjou comme le mentionne le dictionnaire Drouin.  Pour en arriver à cette conclusion, nous nous référons sur le livre intitulé "VENDEENS AU CANADA " de l'abbé L. Auger.  Selon cet auteur trois Vendéens originaires de Doix sont venus s'établir en Acadie.  Ce sont Henri GUILLOT, son frère René et François TURCOT.  René Guillot se serait marié vers 1717 à Marguerite Doiron tandis que François se serait marié en 1740 à Catherine Doiron.  Ces trois familles se trouvaient à l’Île Saint-Jean (île du Prince Edouard actuel) au recensement de 1752.  (1) <=> R1

La commune de Doix (on rencontre aussi la forme Doys et Douay ) est située dans le marais poitevin, à 8 kilomètres au sud de Fontenay le Comte.  En voici une brève description tirée du livre AU PAYS DES COLLIBERTS " Une grande partie de la commune est constituée des marais dont la conquête patiente s'est échelonnée depuis le moyen âge jusqu'au 17e siècle.  Un changement de paysage notable s'est opéré au cours de ces travaux puisqu'une grande partie de marais autrefois inondable est devenu desséchée portant prairie et cultures, tandis qu'une autre restée mouillée a été jusqu'au remembrement de 1961 le domaine du bois. (2) <=> R2

Le marais desséché, 600 hectares, s'étend d'est en ouest du côté sud de la commune.  C'est lui qui a demandé le plus de travail à ceux qui, avec les moines, ont "poldérisé" en quelque sorte ce que la mer venait de quitter.  Ces marais étaient divisés en prés... appelés carrés entourés de canaux plus ou moins grands et de fossés.  La superficie de chacun de ces prés se mesurait autrefois en "journaux" le journal fait 33 ares 33, le tiers d'un hectare".  (3)<=>R3

Nous n'avons pu retrouver sur quel bateau ni à quelle date exacte François Turquot est arrivé en Acadie mais nous présumons que ce fût peu de temps avant son mariage.   Dans son livre intitulé "LE GRAND ARRANGEMENT DES ACADIENS " Adrien Bergeron indique que ce mariage aurait eut lieu à Port Toulouse (aujourd'hui St-Peters au Cap Breton) vers 1739. (4)<=>R4    Cette information nous paraît plausible car sa fille aînée Marie-Josephte avait 11 ans au recensement de 1752.

Où François et Catherine  ont-ils établi domicile après leur mariage?   Certaines informations recueillies sur la plaque historique du Canal St-Pierre nous portent à croire que c'est là, à St-Pierre de Port Toulouse qu'ils ont dû s'établir.   En effet, c'est probablement là que François avait le plus de chance d'exercer son métier de cloutier.  Pour plus de précision voici un extrait des notes historiques recueillies sur cette plaque historique.

Le village de St. Peters est l'un des plus anciens établissements de la Nouvelle-Écosse.  Fondé en 1650 par Nicolas Denys, et appelé Saint-Pierre, ce poste de traite fortifié, devint plus tard (1713-58 ) un important centre de pêche de la colonie française de l’Île Royale.  Pendant cette dernière période, St. Peters, connu sous le nom de Port Toulouse, servit également de base militaire.

St.Peters est situé sur une langue de terre qui sépare les lacs Bras-d'Or de l'océan Atlantique.  A l'âge de la navigation à voile, ces lacs constituaient une voie d'accès naturelle vers l'intérieur du Cap-Breton.  Au cours des années 1650, Nicolas Denys fut attiré à Saint-Pierre par la traite des fourrures.  Pendant les années qui suivirent, on se servit des lacs Bras-d'Or pour transporter des produits de la ferme, du bois, du charbon et du gypse jusqu'à St. Peters et de là, les expédier vers des ports situés dans le monde entier.

Sur une autre plaque de la commission des sites et monuments historiques du Canada,
nous trouvons les informations suivantes :

Saint-Pierre, poste établi par Nicolas Denys en 1650.
Nommé Port Toulouse et fortifié à Pointe-Jérôme, ce poste devint, en 1713, l'un des trois postes principaux de l’Île Royale.  Détruit par les troupes de Pepperrell en 1745 ; repris par les Français en 1748, abandonné par eux en 1758."

Si, comme nous le pensons, François et Catherine sont demeurés à Port Toulouse après leur mariage, ils y ont probablement résidé jusqu'à la destruction du poste en1745 et ce serait là que leurs trois premiers enfants seraient nés.  Peut-être y sont-ils revenus en 1748 ? ...

L'Ile St-Jean  (aujourd'hui l’Île-du-Prince-Edouard)  De 1750 à 1755

Le recensement de 1752 est le premier acte officiel que nous ayons trouvé où sont mentionnés les noms de François, Catherine et leurs quatre enfants.  Leur famille vivait à l'Anse-aux-Sangliers (aujourd'hui Holland Cove) avec une autre famille de quatre personnes.  Le recensement nous apprend qu'ils vivaient là dans une grande pauvreté sur un morceau de terre qui leur avait été octroyé par monsieur de Bonaventure.   Ils y avaient défriché un grand jardin.  Leur bétail se limitait à douze poules et un cochon. François était cloutier de son métier mais il était trop pauvre pour acheter les outils nécessaires pour exercer profession. ( voir un extrait de ce recensement en APPENDICE 1<=>RA1.

Mais où est donc situé l'Anse-aux-Sangliers ?  Le Musée Acadien de l'Ile-du-Prince-Edouard nous a permis de la situer, en nous référant au livre intitulé THE ACADIANS OF PRINCE EDWARD ISLAND.  Les pages 36 et 37 de ce volume donnent en tableau le recensement de 1752, indiquant les localités avec leurs noms d'origine et leurs noms actuels.  On y apprend que l'Anse-aux-Sangliers porte aujourd'hui le nom de Holland Cove.  Elle se situe à deux kilomètres environ au sud du site historique du Fort Amherst, Port La Joye au temps du régime français.  Cette baie donne sur le Détroit de Northumber- land, près du chenail qui conduit au port de Charlottetown.  C'est par une plaque commémorative que nous avons appris pourquoi l'Anse-aux-Sangliers est devenue Holland Cove.  Voici ce que nous apprend cette plaque :

En 1764, les autorités anglaises décidèrent d'arpenter, de façon systématique leur territoire d'Amérique du Nord, agrandi aux dépens de la France pendant la récente guerre.  Elles confièrent la région du nord au capitaine Samuel Holland en lui demandant de commencer par l’Île Saint-Jean (Ile-du-Prince-Edward).  Il établit sa base à l'anse de l'Observation (Holland) en octobre 1764 et passa l'année suivante à faire des levées de terrain et à sonder les eaux côtières.  Il divisa l’île en 67 cantons ou lots et réserva des terres pour la création de villes. Ce travail détermina le partage de l’île en 1767.

L'ODYSSÉE DE FRANÇOIS ET CATHERINE ET DE LEURS ENFANTS

François et Catherine ont eu assez de flair pour éviter la déportation. Celle-ci, commencée à Port-Royal en 1755 s'est en effet poursuivie pour atteindre l’Île Saint-Jean au mois d'août 1758. (5)<=>R5    Au cours de l'hiver 1755-56, ils arrivent à Québec pour s'y réfugier avec six autres familles acadiennes.  A ce moment-là, la Nouvelle France n'était pas encore tombée aux mains des Anglais.  Québec représentait pour eux un abri contre la déportation.  Ils n'étaient pas les seuls acadiens d'ailleurs à converger vers Québec.  En 1758 on estimait à 1600 le nombre de réfugiés acadiens dans cette région. (6)<=>R6

Comment ces acadiens sont-ils venus jusqu'à Québec en plein hiver ?  Dans le livre d'histoire de la paroisse St-Gervais de Bellechasse on présume qu'ils sont venus à travers bois. (7)<=>R7   C'est plausible, car à cette époque les gouverneurs de la Nouvelle France et de l’Île Royale (aujourd'hui l’Île-du-Cap-Breton) échangeaient du courrier une fois pendant l'hiver en passant par le portage de Témiscouata. (8)<=>R8  C'est l'hypothèse la plus probable.  Dans l'Histoire du Bas St-Laurent on dit qu'en 1755 le portage de Témiscouata fut emprunté par un groupe d'acadiens qui ont échappé à la déportation. (9)<=>R9

Au mois d'avril 1756, à la demande du gouverneur de Québec, M. de Vaudreuil, Michel Jean-Hughes Péan, Seigneur de Livaudière et de Saint-Michel octroya verbalement des terres sur sa seigneurie aux sept familles précitées.  La première de ces terres fut précisément pour François Turquot et Catherine Douaron. Cette terre de trois arpents de front sur quarante arpents de profondeur était située au sud-est de la rivière Boyer. Ces acadiens constituèrent les premiers colons de la paroisse St-Gervais de Bellechasse sise à dix-huit kilomètres au sud de Beaumont.  Il est intéressant de noter que quatre de ces familles venaient de l’Île Saint-Jean. A la fin de juin 1756 un autre contingent de réfugiés arrivent à Québec cette fois-ci par bateau. Quatre familles en provenance de l’Île Saint-Jean acceptent aussi des terres de M. Péan.   Ces deux groupes constituent la première Cadie.

Il fallait bien que quelqu'un s'occupent de leur subsistance pour quelque temps et l'intendant Bigot charge le sieur Joseph Cadet, marchand-boucher du roi, de Québec, d'y pourvoir.  Le 14 novembre 1756, (Notaire J. C. Panet) celui-ci passe contrat avec le sieur Joseph Roberege, habitant de la paroisse Saint-Charles, par lequel ce dernier s'oblige à fournir et livrer aux Cadiens des seigneuries de Beaumont et de Saint-Michel, à chacun une demi-livre de bœuf ou quarteron de lard par jour et aussi à chacun quatre onces de pois par jour et ce pendant l'espace de six mois à compter du premier décembre. (10)<=>R10

Cette générosité apparente du seigneur Péan de Livaudière et de l'intendant Bigot peut à première vue nous épater.  Mais ce que ces pauvres acadiens ne savaient pas c'est qu'ils venaient de tomber sous la coupe des deux plus grands escrocs que la Nouvelle-France ait connus.  En effet Madame Péan, la signataire du contrat de concession à notre ancêtre que nous reproduisons en APPENDICE 2<=>RA2   était de notoriété publique la maîtresse de l'intendant Bigot et le sieur Péan recevait en échange toute la protection de Bigot pour exploiter ses censitaires.  Ce n'est qu'en novembre 1761, après qu'il fût retourné en France que le sieur Péan fût jugé et condamné à trois ans de réclusion à la Bastille. Un encadré paru dans la revue "Nos Racines", #26 page 520, nous en apprend beaucoup plus à ce sujet.   (Voir autres citations en APPENDICE 3<=>RA3).

La concession de la terre précitée à François Turquot et Catherine Douaron fût confirmé légalement devant les notaires Gauvilliers et Saillant, le 21 mars 1759.   Ce document nous fournit la première signature de François Turquot.  Notons cependant qu'il signait TURQUOT et non TUREAUD ou TURCAUD comme il apparaît sous la plume du sieur de la Roque dans le recensement de 1752, ni TURCOT, épellation utilisée par les notaires.  Les conditions de cette concession nous confirment que le seigneur Péan se réservait tous les droits ou presque et qu'il affublait ses censitaires de charges inhumaines.

Pour bien imaginer la situation dans laquelle on les avait placés, il faut savoir que leurs terres se trouvaient à plus de dix milles du fleuve et qu'elles n'étaient accessibles que par la rivière Boyer.  Pour ces Cadiens habitués de voyager par la mer et à cultiver les basse terres fertiles, ce ne devait pas être très motivant de se retrouver en plein bois avec peu ou pas d'outils pour défricher et cultiver leur terre.   Ce n'est pas surprenant, qu'un mois plus tard, le 28 avril 1759, François et Catherine vendent leur terre à Jean Dangeuger dit Lechasseur, habitant de Beaumont (voir APPENDICE 4)<=>RA4.   Ce contrat nous apprend que François y avait construit une petite maison pièces sur pièces mais ne mentionne pas d'autres avoirs.  La vente est faite pour le prix de 400 livres payées comptant devant les notaires et l’acquéreur peut prendre possession des biens vendus la journée même.

Le fait qu'ils aient vendu leur terre si peu de temps après en avoir eu les titres nous porte à penser qu'ils en avaient pris la décision bien avant.  On peut imaginer que la famille était déjà rendue à Saint-Charles puisque c'est devant le curé de l'endroit que, le 26 avril, Catherine signe l'autorisation à son mari de vendre la terre et que l'acquéreur peut en prendre possession immédiatement.  Mais où sont-ils allés par la suite ? ... Ce n'est qu'en 1773 qu'on retrouve leur trace par le contrat de mariage de leur fille Marie-Josephte à St-Ours sur le Richelieu. Ce grand vide de 14 ans dans l'histoire de François et Catherine nous a fait chercher sans succès.   Rappelons-nous que 1759 est l'année du siège et de la chute de Québec et ce contexte politique ouvre la porte à bien des hypothèses.

Il est peu probable qu'ils avaient pu demeurer sur la côte du sud car, le 25 mai, on apprend à Québec que 14 navires anglais ont été aperçus à la hauteur de l’île St-Barnabé et Moncalm ordonne l'évacuation des habitations de la Côte sud : les femmes, les enfants et les bestiaux sont repoussés à l'intérieur des terres, alors que les hommes valides doivent se rendre à Québec pour travailler aux fortifications de la ville.  (11)<=>R11 Juste après qu'ils aient quitté l'arrière pays une ordonnance les y refoule... A moins qu'ils n'aient eu le temps de quitter la région...  Bien des questions risquent de rester sans réponse !

François avait-il déjà trouvé un travail avant de vendre sa terre ?
Si oui, où était-ce et a-t-il eu le temps d'aménager ?
Est-ce qu’il a travaillé aux fortifications de Québec ? Seul ou avec le plus vieux de ses fils ?
De par son métier, fabriquant de clous, ne pouvait-il pas être utile à Québec ?

Peut-on imaginer que François et son fils aîné Anaclet qui avait 16 ans n'aient pas été réquisitionnés ? ... Au mois de janvier 1759, Vaudreuil avait fait effectuer un recensement des hommes âgés de 16 à 60 ans capables de porter les armes ; on avait dénombré 7511 miliciens possibles pour le Québec. (12)<=>R12 Haut de la page

Qu'est-il arrivé à Catherine et les autres enfants ?

Le 4 juin, à Québec, Moncalm "fit battre un ban par lequel il faisait exorter tous ceux et celles qui seraient inutiles au service de notre armée ou qui seraient dans le cas d'avoir peur de se retirer dans les gouvernements des Trois-Rivières ou de Montréal". (13)<=>R13

Le 6 août, Wolfe enjoint Monckton de tout détruire de Beaumont à la rivière Chaudière. Le 19 septembre George Scott, l'officier anglais chargé de cette tâche en dresse le bilan suivant : "sur une distance de 52 milles, nous avons brûlé 998 bons bâtiments, deux sloops, deux scooners, dix chaloupes, plusieurs bateaux plats et petites embarcations, nous avons capturé quinze prisonniers dont six femmes et cinq enfants...". (14)<=>R14

Le 18 septembre, Québec est livré aux anglais...

Ce qui s'est passé pour la famille Turquot entre 1759 et 1771 demeure dans l'inconnu. Anaclet, le fils aîné se marie en 1771 à Sainte-Anne de La Pocatière ; le cadet, François se marie à Montmagny la même année et Jean-Baptiste se marie aussi à Montmagny en 1774. Les trois fils sont-ils demeurés dans la région tout ce temps là ? ...

D'autre part, on a la certitude, par le contrat et l'acte de mariage de leur fille Marie-Josephte (voir : extrait en appendice 5) que François et Catherine habitaient à Saint-Ours en 1773.

L'invasion américaine (1775)

Les révolutionnaires américains veulent délivrer l'Amérique du Nord de la tutelle anglaise. Pour eux, la province de Québec est l'extension naturelle de leur territoire. Ils décident donc de convaincre par les armes et par la publicité les Canadiens d'adhérer à leur cause. Deux armées prennent le chemin du Québec, une par la rivière Kénébec et la rivière Chaudière, l'autre par le Richelieu. Parallèlement à l'opération militaire, l'opération séduction est déclenchée.  (15)<=>R15

A la lecture des événements qui sont survenus lors de cette invasion, on s’interroge sur la façon dont nos premiers ancêtre Turcot ont pu vivre cette période de tensions. Notre premier ancêtre François et sa femme Catherine se sont trouvés sur le passage de la deuxième armée dirigée par Montgomery. L'histoire nous apprend que James Duggan avec l'aide d'un certain Loiseau était parvenu à soulever les six principaux villages du Richelieu et à faire de la majeure partie de leurs habitants des alliés des "Bastonnais".(16)<=>R16 Il y a donc de fortes chances que nos ancêtres étaient dans les circonstances "pro-Amériquains"... Il n'y a pas à s'en surprendre quand on sait qu'après la capitulation les habitants ont du remettre leurs armes et prêter serment de fidélité au roi George II.

C'est à Saint-Ours que se termine l'odyssée de François et Catherine. Celle-ci y est décédée le 14 décembre 1784 comme en fait foi l'acte de sépulture suivant tiré des registre de cette paroisse.

L'an mil sept cent quatre vingt quatre le quinze décembre par nous Pte SouSigné a été inhumée dans le cimetière de cette paroifse le corps de la femme de Turcot morte d'hier, agée de soixante dix ans, et le corps du dernier enfant de François Durivage et de marie barbe benoit préfence de jean gatineau qui n'a point signé.

Quant à François il est décédé au même endroit cinq ans plus tard ; voici le texte de son acte de sépulture :

L'an mil sept cent quatrevingt neuf le sept Aoust par nous pretre SouSigné a été inhumé dans le cimetière de cette paroifse avec les cérémonies ordinaires lecorps de François Turcot, mort d'hier âgé de soixante dix huit ans muni des secours de l'église. présence de Jean Gatineau françois Thibault & autres

J. B. Boucher ptre vic.



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Sources :

(1) VENDEENS AU CANADA aux 17e et 18e siècles par l'abbé L. Auger, Edition "Fleurs de Lys et Léopards" pages 72 et 73    R1

(2)  (3) AU PAYS DES COLLIBERTS, Chroniques d'un village du Marais du sud de la Vendée: DOIX par Daniel Barreaud/Yvette Biré page 15    R2  R3

(4) LE GRAND ARRANGEMENT DES ACCADIENS, Adrien Bergeron c.s.s., Edition   R4

(5) Idem  page 116, R5,   (6) Idem  page 57  R6

(7) DES CADIENS ... AUX GERVAISIENS, histoire de la paroisse de Saint-Gervais de Bellechasse, collectif d'auteurs, page 33  R7

(8) Voyages en hiver sur les glaces, de Chédiaque à Québec ( en l'hiver 1755-56 ) reproduit dans: Fr. Marie-Victorin "Le Portage du Témiscouata", Mémoires de la Société Royale du Canada, XII (1918), page 68 R8

(9) Histoire du Bas-Saint-Laurent, J,-C. Fortin et A. Lechasseur, Institut québécois de recherche sur la culture, 1993, page 120  R9

(10) Idem (7) pages 33 à 36  R10

(11) Nos racines, l'histoire vivante des Québécois, # 26, page 506   R11

(12) Nos racines #26, p 503, R12  (13)   Nos racines #26, p 507  R13

(14) Nos racines #26, p 512, R14,   (15)  Nos racines #26, p 681,  R15

(16) Nos racines #26, p 692 R16


APPENDICE 1
(Extraits du recencement des habitants de l'Ile St-Jean par le sieur de la Roque en 1752)

"des habitants de l'ance-aux-Sanglier, en hommes, femmes, enfant, etc.

François Turcaud, pauvre habitant cloutier, n'ayant pas le moyen d'achetter de quoy travailler de sa vocation, ledit Turcaud, natif de la paroisse de Saint-Pierre du Doy en Enjou, agé de 24 ans et il y en a deux qu'il est dans le pays, marié avec Catherine Douaron, native à l'Acadie agée de 35 ans.

Ils ont 4 enfant: 3 garçons et une fille: Anaclet, agé de 9 ans, Jean Baptiste, agé de 7 ans, François, agé de 3 ans, Marie Joseph, agée de 11 ans.  Ils ont en bestiaux: un cochon et 12 poulles ou poulets.Ils tiennent leur terrain verbalement de monsieur de Bonnaventure où ils ont fait un défriché pour un grand jardin."

A NOTER:
1- L'étymologie du nom de famille qui peut être interprété comme étant Tureaud comme certains dont Adrien Bergeron l'ont fait, ou comme étant Turcaud si l'on compare, sur la photocopie de l'original, ( voir page suivante) la lettre qui suit le" Tur" au " ç" dans François. Nous pensons que cette dernière interprétation a plus de chance d'être la bonne.

2 - L'âge de François: le recenceur lui donne 24 ans ce qui est impossible car sa fille aînée à déjà 11 ans; il aurait fallu qu'il émigre en Acadie et s'y marie avant l'âge de 12 ans... Son acte de décès qui date du sept août 1789 lui donnait 78 ans. Il serait donc né en 1711 et aurait eu 41 ans plus ou moins lors du recencement.

3 - L'âge de Catherine: doit-on se fier à l'âge indiqué au recencement ce qui supposerait qu'elle est née en 1717, ou se baser sur l'âge indiqué dans l'acte de décès en décembre 1784 qui lui donne 70 ans? Ce dernier document ne nous apparait pas plus fiable que le recencement car il ne donne même pas son nom et il inclus deux personnes sous le même acte de sépulture.  Si on s'y fiait elle serait née en 1714.
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APPENDICE 2

Contrat de concession par Sr de Péan à François Turcot

Fut présente (Marie-Angélique Remond Davenue époufe et promotrice par note pafsée devant Saillant l'un des notaires soussignés, .... en la minute le douze aout dernier) Monsieur Michel Jean Hugues Péan Ecuyer Chevalier de lordre Royale militaire de Saint Louis Capitaine d'infanterie de troupes du détachement de la marine entretenue par Sa Majesté en ce pays et Ayde Major de la ville et gouvernement de Québec Seigneur et propriétaire de la terre et Seigneurie de livaudière Rivière Boyer paroifse Sain Charle demeurant en cette ville rue Sain Louis laquelle par ces présentes reconnu et Confessé avoir Concédé baillé et Délaissé des maintenant et à toujours à titre de cens et rentes foncières et Seigneuriales et non rachetables et promet faire jouir au dit titre et guarentir de tous troubles dettes hypothèque ..ière aliénation et autre empechement généralement quelconque à François Turcot acadien réfugié demeurant en la paroifse de Sain Charle Seigneurie de Livaudière. A ce present et aceptant Preneur pour Luy Seshoirs et ayant Causes a lavenir,Cest afavoir une terre de trois arpen de front Sur quarante arpens deprofondeur situé enla seigneurie de Livaudière autroisième rang au sudest de la riviere Boyer tenant d'un coté au nord eft a la Seigneurie de Beaumont d'autre cote au Sudouefs à Jean Sere d'un bout par devant au second rang et d'autre bout par derriere au terres non concédées ainsi que ladi terre Sepourfuit et comporte et sétend de fond en comble sans en rien réserver excepter ny retenir en facon quelconque que le preneur adi bien favoir et connaître pour l'avoir vu et visité ( et y être demeuré depuis environ trois ans ) dont il est fatisfais pour luy ses hoirs et ayant causes alavenir en jouir et disposer comme de chose aluy appartenantes et de son propre et Loyal acquets envertu desprésentes; cette présente concession aussi faite aux charges clauses et conditions suivantes, c'est a savoir dedéfricher et mettre envaleur Ladite terre , y tenir ou faire tenir feu et lieu dans l'an etjour datte desprésentes, de donner du du...... a ses voisins afure et mesure quils en auront besoin, de soufrir tous les chemins et route que son Seigneur ou leur préposés jugeront nécessaires de faire faire sur ladi terre concédée,Comme aussy de faire entretenir en bon état tous chemin et ponts qui pouront seront marqués pour lutilité publique, de faire moudre les grains quil récoltera sur laidi terre concédée au Moulin de ladi Seignuerie sans pouvoir le faire moudre ailleurs qu'en payant le droit de mouture ordinaire, faire la cloture nécessaire entre leur Seigneur concédant et ledi Preneur; seréservant ledi Seigneur les bois de chene pour la construction des vaisseaux, comme aussy lafaculté dy prendre sur ladi terre pour dédomagement tous les bois de cèdre et autres, pierres et eaux qui seront nécessaires et dont ils pouront avoir besoin pour la construction du moulin de leur Seigneurie, du manoir Seigneurial et bâtiments ou dépendance et retablissement D'yeux, en outre ala charge par le preneur leur hoirs et ayant causes de bailler et payer par chacun an au Seigneur de ladi Seigneurie leur reçeveur ou ayant causes et au manoir d'ycelle ou au porteur des présentes au premier octobre Sept livres trois chelin argent tournois de cens et rentes fontières et Seigneuriales non rachetable.Sans autres redevances à convenir le premier payement de laditte rente et cens au premier octobre prochain et aussy continuer d'année en année apartir decejour a perpétuité ledi comportant lots etventes saisines et amandes quand leca..y echerra suivant la coutume de Paris Régie et suivie en cepays, sera aussi tenu ledi preneur de faire faire (trois mots raturés) mesurer, aligner et borner la dit concession dans toute sa largeur et profondeur et d'en fournir à ses frais et dépens auxdi Seigneurs le procès verbal qui en sera fait par un juré arpenteur avec autant des présentes en bonne forme acquité de tous dépens dommages et intérets, sera pareillement tenu ledi preneur sesdi hoirs et ayant causes de donner la préférence au Seigneur concédant des denrés qu'ils vendront, en outre se réserve ledi Seigneur ledroit de chasse à la perdrix par toute leur concession et le droit de retenir par ycelle en cas de vente du tout ou partie en remboursant le son principal frais et loyaux couts sans que ledi preneur ou ses ayant causes puisse donner vendre et échanger ladi concession agirre de Main Morte ny a aucune Communauté qui a la charge de représenter homme vivant et mourant qui payera les rentes et droits seigneuriaux; comme aussy de mettre cens sur cens et sans que ces présentes puissent nuire ny préjudicier aux droits dudi Seigneur ni à ceux dautruy et ajouter lesquelle susdi clauses conditions servitudes et retenues ledi preneur s'est volontairement soumis et obligé pour luy sesdi hoirs et ayant causes a lavenir. Et representant et promet y satisfaire et exécuter apeine detre déchu deplein droit du bénéfice des présentes lesquelles en cas de contravention de la part dudi preneur sesdi hoirs et ayant causes et représentant demeureront nulles et la terre concédée par cesdi présentes sera réuni au domaine dudi Seigneur pour en disposer à sa volonté sans pour ce etre tenu à aucune formalité de justice ni de payer aucune chose pour les travaux et bâtiments qui pourraient se trouver faits sur ladi concession. Car ainsy & ce prometteant & ce obligeant & ce renonçant & ce fait et passé a québec en l'étude dudit Saillant l'un des notaires soussignés qui ont gardé la présente minute l'an mil sept cent cinquante neuf le vingt un mars avant midy et ont ladite Dme Péan et ledit François Turcot signé avec les notaires soussignés lecture faite, approuvée trois mots raturés nuls.

François Turquot
Desmetayer Péan
Gauvillier n p
Saillant n p                Retour au texte


APPENDICE 3
Les textes suivants nous informent sur les connivences de Monsieur Péan avec l'intendant François Bigot pour détourner à leur profit les aides gouvernementales aux démunis.   En premier lieu, nous vous résumons un article tiré de la revue "Nos racines" # 26 page 520 intitulé comme suit :

Un amant épris; un mari conciliant...

François Bigot arrive à Québec le 26 août 1748.  Il a quarante-cinq ans. On le dit énergique, travailleur acharné, méticuleux et entreprenant. Il ne néglige ni les intérêts de la colonie... ni les siens. Il n'est pas riche, mais il entend le devenir. Il est seul, mais il entend ne pas le rester.  "Il n'est point marié, a-t-on écrit, et ne veut point l'être.  Quoique la nature l'ait doté d'une laide figure couverte de boutons, et tout petit de taille qu'il soit, il est bien fait et délicat, et les femmes l'aiment et elles sont payées de retour.  "Il aime le luxe et il en fait étalage. Hommes et femmes s'apprêtent à réclamer ses faveurs et ceux qu'il honorera de son amitié amasseront plus d'argent que ce que leur travail ne saurait produire.  Le coeur de Bigot veut être pris. Madame Elisabeth Bégon écrit, parlant de l'arrivée de l'intendant à Québec, "qu'il a trouvé à Sainte-Anne des dames qui l'ont attendu là plusieur jours. Elles sont : Mme Péan, Mme Lanaudière, Mme Daine, Mme Eloise pour chaperon, apparemment.  C'est la plus jolie chose du monde à ce que l'on dit.  "L'intendant n'aura donc que l'embarras du choix.  Son coeur, "à ce qu'on dit,"tenta de se fixer sur celui de madame de Lanaudière puis sur celui d'une autre.  Enfin, il voulut ne faire qu'un avec celui de madame Péan.   Il s'enflamma d'abord par dépit, dès 1749. Pour conquérir la dame, Bigot devra séduire le mari.  L'argent fera le nécessaire.  Péan, un aide-major sans avenir particulier,"était plutôt né commercant, n'ayant aucune des qualités du soldat; sa femme était jeune, pleine d'esprit, d'un caractère doux et affable aimant à obliger.  Son air amusant fixa le coeur de l'intendant plus que sa beauté car elle n'avait que de l'éclat.  Ce n'était même pas à elle que l'intendant s'était attaché à son arrivée: mais il se vit obligé de se rejeter sur elle ayant su qu'on drapait ses amours.  Il déclara alors qu'il lui ferait tant de bien, qu'on envierait sa fortune: c'est effectivement ce qui arriva."Jusqu'à la fin de son séjour en Nouvelle-France Bigot réserva à madame Péan son affection et à Michel-Jean-Hugues, toute sa protection. Il fit si bien que le 13 novembre 1761, Péan étant retourné en France, il fut invité à loger à la Bastille.  Il y séjourna pendant trois ans, choyé, dorloté et chouchouté par sa femme qui avait obtenu l'autorisation de le visiter aussi souvent qu'elle le voulait. Au mois de juin1764, Péan était condamné à restituer au roi de France, les 600,000 livres qu'on l'accusait d'avoir détournées à son profit. Sur-le-champ cet argent réintégrales coffres royaux et les Péan s'en allèrent demeurer non loin de Blois où ils vécurent à la façon des châtelains, meublant leurs loisirs d'activités charitables destinées à aider les familles canadiennes rentrées en France sans ressource. Au pire, Péan n'avait perdu que le quart de l'argent qui avait été enlevé aux Canadiens car, en 1758, André Doreil, ami de Montcalm et commissaire des guerres au Canada, avait dénoncé Péan: "C'est un officier qui doit être suspect (...) parce qu'il a fait une fortune si rapide depuis huit ans, qu'on lui donne deux millions...Regardez-le comme une des premières causes de la mauvaise administration de ce malheureux pays. Je vous ai dit qu'il était riche de deux millions: je n'ai osé dire quatre, quoi que, d'après tout le public, je le pouvais.  "Comment ne pas penser que notre ancêtre n'a pas été exploité par ce monsieur Péan quand on lit ce texte!Il n'est pas surprenant que les conditions de la concession de terre qu'il lui a faite étaient inhumaines.   (voir appendice 2)

Voici d'autres citations qui nous montrent dans quel contexte a vécu notre ancêtre durant cette période.

On veut du pain"

( Nos racines, # 26 page 503)

"Le 2 janvier 1759, l'intendant Bigot réduit la ration de pain à un quart de livre par jour par personne. Plus de 400 femmes vont manifester devant le palais de l'intendant et elles obtiennent que cette ration soit portée à une demi-livre. Pendant ce temps, la grande société regroupant l'entourage du gouverneur et de l'intendant organise avec les officiers supérieurs des pique-niques, des soirées, des grands repas et des bals. Montcalm écrit dans son journal :"les plaisirs, malgré la misère et la perte prochaine de la colonie, ont été des plus vifs à Québec. Il n'y a jamais eu autant de bals ni de jeux de hasard aussi considérables."

"Un abri antibombes pour madame Péan"

( Nos racines, # 26 page 507)

A Québec note Montcalm," les voitures manquent pour les fortifications, mais non pour voiturer les matériaux nécessaires pour faire une casemate chez Madame Péan". En effet, Bigot, pour protéger sa belle, a décidé de lui faire construire un abri antibonbes.

Est-il pensable que, pour s'approprier les services de notre ancêtre à la constru-tion de cet abri, le tandem Bigot Péan se soient servi de Jean Dangeuger comme prête nom pour racheter la terre de François et lui offrir du travail dans son métier ? .... Si c'est ce qui est arrivé cela a bien pu tourner à son avantage et cela expliquerait aussi qu'aucun menbre de la famille n'ait laissé sa peau dans cette bataille.
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APPENDICE 4

Contrat de vente par François Turquot à Jean Dangeuger dit Lechasseur

Fût préfent François Turcot, français de l'acadie réfugié demeurant en la Seigneurie de Livaudière paroifse de Saint Charles ( deux mots rayés) tant en son nom que comme fondé de pouvoir de catherine Doiron Sa femme en date du vingt fix du présent mois fait en préfence de Sir Saraute curé de la dite paroisse et témoins, lequel pouvoir demeurera annexé à la préfente minute après avoir été certiffié véritable par le dit Turcot et ce à la réquifition parafée des notaires soussignés pour y avoir recours en cas de befoin, par laquelle dite Doiron le dit Turcot promet de faire ratiffier ces préfentes à la première réquifition qui lui en fera faite et aufsitôt que faire fe pourra; Lequel Turcot nous a reconnu etconfessé avoir par ces présentes vendu, céddé quitté délaifsé et abandonné dès maintenant et à toujours ce pourmoi et audit nom guarantie de tout troubles dettes hypothèques éviction aliénations donations et autres empêchement généralement quelconque au Sr Jean Dangeuger dit le chafseur habitant de Beaumon demeurant au moulin de Saint Michel à ce préfent et acceptant et agissant pour lui ses hoirs et ayants causes à l'avenir c'eft à Savoir une terre Située dans ladite Seigneurie de Livaudière au Sudeft de la rivière Boyer en ladite paroifse de Saint Charles de trois arpens de front sur quarante arpens de profondeur tenant d'un côté au nord'eft de la ligne Seigneuriale de Beaumont et aux héritiers et repréfentants Jean-Baptiste Trahan et d'autre côté au Sudoueft à Jean Serre d'un bout par devant à Jean la Pointe et d'autre bout par derrière aux terres non concédées, (quatre mots rayés) et une petite maifon de pièce sur pièce dessus conStruite,ainSi que le tout se trouve et comporte et s'étend de fond en comble, Sans rien réferver excepter ni rien retenir de façon quelquonque que ledit acquéreur se dit bien savoir et connaître pour l'avoir vu et visité dont il est satisfait, ladite terre appartenant au dit Turcot pour lui avoir été concédée verbalement il y a trois ans par M Péan Seigneur du dit lieu et depuis peu par acte passé devant les notaires Soussignés le vingt et un mars dernier et étant en la censive et ...............demandée, Sr Péan Seigneur de Livaudière et envers lui chargé de sept livres trois écus argent tournois devenir ce droits Seigneurialle payable au premier octobre de chaque année à commencer au premier octobre prochain pour que ledit aquéreur Sesdits hoirs et ayants causes promet faire et déposer les ditchofes cy dessus vendues comme d's chofes a lui appartenant ce de son propre et loyal acquis en vertu des préfentes à commencer la jouissance et ce aujourd'hui; cette préfente vente cession et .........on faite à la charge des ditd cens et droits seigneuriaux à l'avenir et en outre pour et moyennant le prix ci soumis de quatre cents livres qui ont été payées comptant nombrées et délivrées à la vue et en présence des Notaires Sousfignés en monnaies reconnues et ayant cours en ce Pays que ledit Turcot a retiré; par devers lui dont il eft Satisfait et en tient quitte et décharge ledit Sr Danggeuger le chafseur ce pour ci........, et a ledit Turcot au dit nom tranfporté en outre audit acquéreur tous droits de propriété fondés très fondés nouri rin... et action et prétentions que lui et et sa femme pourrait avoir demandés et prétendus sur la dite terre ci defsus vendue par ces présentes dont il s'est défaisi démi et dévolu pour et au profit du dit acquéreur ses dits hoirs et ayants causes, voulant et consentant qu'il en soit saifi et mis en pofesfion, et saifar qui ce...i signit appartiendra en vertu des dites présentes, ce pour l'exécution d'Icelles les parties ont élu leur domicile en leurs demeures sudites aux gou............. .. et ainsi et fait et parafé à québec en l'étude de l'un des notaires Soussignés qui a gardé la présente minute L'an mil sept cent cinquante neuf le vingt huit avril #(un mot rayé) midi et ont les parties signé avec les notaires soussignés lecture faite. (# avant)

approuvés huit mots rayés nuls.

François Turquot
Jean Dangeuger
Gauvillier n p
Saillant n p            

1 exemplaire délivrée

Délégation de pouvoir de Catherine Douaron à François Turquot

Catherine doiron, femme de François Turcot a consenti en ma présence et celle des témoins cy bas nommés à la vente que son mari a fait au Sr Lechasseur de la terre qu'ils ont au rang des Acadiens et consent qu'il en fasse tout acte nécessaire : fait à St Charles ce 26 avril 1759 en présence d'Etienne Gautier et de Jean Morency qui ont déclaré ne çavoir signer ainsi que la D. Catherine Doiron

L Saraute   certifié véritable et paraphé       Retour au texte


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