Oiseaux des Laurentides
 présents au
 Domaine Saint-Bernard

Gérald Gauthier 
Ami des oiseaux 
Ami du Domaine

Fondateur du club COHL en février 1988  à l’école secondaire
et président du COHL,  pendant 22 ans jusqu’en juillet 2009.
Éditeur du journal  ‘’Le Moqueur’’, 1988 à 2009,  83 numéros.
Fondateur, éditeur du site web ‘’ lemoqueur.com’’  1997 à  2011


Conception et entretien du Jardin des oiseaux au Domaine
Saint-Bernard en  2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017…
Présence au jardin :  4  jours par semaine en 2012, 2013, 2014
Présence au jardin :  2  jours par semaine en 2015, 2016, 2017…

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Merci à Pierre Bannon, Michel Lamarche, Marcel Gauthier,
Jean Chiasson, Jean-Paul Milot, Yves Leduc, Luc Germain,
Étienne Artigau, Christian Chevalier, Éric Paré, Raymond Barlow, pour leur contribution photographique…

Les copies sont interdites sans le consentement de l'auteur. 

Les textes sont aussi "Copyright" (Gérald Gauthier) gotie@hotmail.com

Étourneau sansonnet :
 Sturnus vulgaris,  Common Starling

 
Famille des Sturnidés : 114 espèces dans le Monde, 2 en Amérique du Nord,  1 au Canada et au Québec.  

Identification   Photo : Pierre Bannon

Oiseau noir de la grosseur d’un merle qui a le bec jaune et la queue courte. Il se tient en bande et est bruyant. Deux espèces furent introduites à New-York à la fin du siècle dernier. Une espèce, l’étourneau sansonnet, s’est vite répandu à travers toute l’Amérique du Nord et est devenu très abondant.

Son apparence varie selon la saison. Au printemps et à l’été, il a le bec jaune et ses plumes noires ont quelques points ternes. A l’automne et en hiver, il est beaucoup plus beau, son plumage fortement moucheté est teinté de couleur mauve, vert et bleu. Il faut le voir aux jumelles pour vraiment apprécier cette gamme de coloris. Son chant est assez unique, c’est un mélange de gloussements, de gazouillis, de cliquetis, de claquements de bec et de sifflements clairs. Son vol est rapide et direct, différent des vols onduleux de beaucoup de passereaux.

Habitat et nidification

Probablement l’oiseau le plus connu, Il est présent partout au Canada et aux États-Unis. Comme il préfère les endroits découverts, il est nettement favorisé par la déforestation de l’Amérique. Il a donc adopté les villes, les bosquets, les parcs, les fermes et les champs. Il utilise toutes les possibilités de nidification, une cavité naturelle dans un arbre, un trou de pic, un nichoir, une boite aux lettres, un trou dans une corniche, une cavité dans un poteau de clôture ou un poteau électrique. Il utilise des brins de foin et des brindilles pour combler la cavité et il garnit son nid de brins d’herbe fines et de plumes. La femelle, assistée du mâle, couve pendant 12-13 jours, les 4 ou 5 œufs bleuâtres ou blanc verdâtre. Pour deux semaines, les 2 parents nourrissent les petits.

Comportement et tendance

L’étourneau dispute des cavités à plusieurs espèces, dont le merle bleu, les hirondelles, le tyran huppé et les pics. On l’a même vu s’approprier des nichoirs installés pour le Garrot à oeil d’or, le canard branchu et le pic flamboyant. Il entre et déloge l’occupant. S’il y a des oeufs, il les perfore et les jette à l’extérieur. Cet oiseau importé en Amérique est un exemple de l’incompétence de personnes dont les connaissances scientifiques se résumaient aux bonnes intentions. On le croyait excellent pour lutter contre certains insectes, mais on ignorait qu’il aimait les petits fruits des cerisiers, des vergers et les récoltes des agriculteurs. On ne savait pas qu’il nuirait à plusieurs espèces d’oiseaux. On ignorait les fortunes à utiliser pour réparer les dommages causés aux édifices. Sa cote d’amour n’est pas très élevée mais son adaptation aux activités humaines est telle que son déclin est improbable. Il faudra donc mieux le connaître et peut-être le contrôler...